Biographie : Docteur Doumbia S. Major

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Ex-membre de la direction de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d`Ivoire (FESCI), il s`est opposé en 2000 à la mainmise du pouvoir et des partis politiques sur ce syndicat. Maintes fois incarcéré et torturé pour ses idées, on le retrouve du côté de la de l’insurrection du 19 septembre 2002, comme porte-parole des forces nouvelle en Europe et en France. Mais, à cheval sur ses principes, il rompra les amarres avec ce mouvement Militaro-civil qu’il accuse d’avoir dévoyer la lutte révolutionnaire du peuple, en avançant que celle-ci n’a pas respecté ses engagements publics de mettre en place un nouvel ordre politique et de lutter contre l’enrichissement illicite ainsi que contre l’usage de l’ethnicité dans le discours politique.
Titulaire d`un CES de physiologie, d`une maîtrise de psychologie et d`une maîtrise en science de l`éducation, Doumbia Major a également décroché un DEA en communication politique et un DESS Responsable Projet. Il est Docteur en sciences du Langage de l’Université Paris-Est Créteil ( UPEC)

Naissance:

Le camarade Doumbia s. Major est né le jeudi 09 mars 1972, à 16h40, à la maternité publique de la ville de Gagnoa, dans le Centre-Ouest de la Côte d`Ivoire).
Son père Moussa Doumbia; Sa mère: Antoinette A. Kouassi. Son signe astrologique est Poisson.

Héritier du frère aîné de sa mère, Conformément a la tradition akan, son éducation est confié a son oncle maternel Adou Kouassi Amani , qui se charge de lui forger un caractère dès l`âge de 10 ans. C`est avec cet oncle planteur de café cacao, que le camarade Major va s`initier aux travaux agricoles.

Le camarade Doumbia d`ailleurs parle de cet oncle ainsi: « C`est avec cet oncle que j`ai appris tout ce qui est travaux de champs et surtout à tendre des pièges pour survivre en brousse. C`est lui qui a forgé en moi le respect que j`ai pour la souffrance du travail des paysans, car j ai été moi même un paysan très tôt. Il m a appris tout jeune, à aimer et respecter la nature ».

Le camarade pris le goût du travail très jeune « à partir de 11 ans déjà je distribuais les journaux pour me payer mes cahiers et m`offrir moi-même mes cadeaux. Pendant les vacances scolaires, je n`avais pas de vacance, car je passais les miennes à travailler dans les plantations de mon oncle.

Études primaires

Il fit ses études primaires à l`école catholique Notre Dame des Apôtres (NDA) de Gagnoa, dans le centre Ouest de la Côte d’Ivoire.

C`est dans cette école que les sillons de son éducation de base seront tracés par les bonnes sœurs catholiques.

Il y apprend la bible lors des séances de catéchèse qui sont obligatoire pour tous les élèves.

Parallèlement, à sa descente d`école, le camarade devait suivre les cours de l`école coranique pour apprendre la prière.

Cette double éducation religieuse de base va laisser une trace indélébile sur l’homme, elle explique l’hostilité à toute forme d’injustice, et aux malversations financières qui le caractérise.

Cette éducation rigoureuse explique son élan naturel désintéressé qui le pousse à se battre pour les autres et à défendre sans cesse les personnes en situation difficile.

Sa grande sensibilité à la souffrance d`autrui et sa défense perpétuelle de la vérité viennent certainement de cet épisode de sa vie. C`est d`ailleurs cet attachement à la vérité et à ses principes qui lui valent le surnom de « kankélétigui-nawlêfouê » c`est-à-dire celui qui a une seul parole et qui dit la vérité.

Vie associative et collège :

Il est très tôt intéressé par la vie de groupe et les actions collective, il intègre le mouvement CVAV a l`âge de 8 ans puis devient scout a l`âge de 10 ans. Il sortira du Scoutisme avec le grade d`éclaireur scout.

Après son entrée en sixième 1985-86, il est orienté au petit séminaire Saint Dominique Saviot de Gagnoa.

Son père craignant que l`enfant ne devienne prêtre, va le faire transférer en pleine année scolaire 1985, dans une autre institution scolaire catholique de la ville: le collège Saint Jean où il entre à l`internat. L`éducation y est religieuse et t de rigueur. Le Séminariste manqué, musulman de naissance, va dans ce cadre fermé, subir un double marquage éducatif qui fera lui le perpétuel insurgé contre toute forme d`injustices.

Son frère aîné, qui relate cette biographie, raconte que déjà tout petit, il supportait mal le partage inéquitable des baguettes de pain, gâteaux et autres friandises. Avec lui il fallait être toujours juste, sinon il ne « lâchait pas l`affaire ».
« Je comprends qu`il consacre sa vie a se battre pour les autres contres les injustices ».

Lycée

Il entre en seconde en 1989-1990 au lycée william Ponty de Yopougon à Abidjan. C`est là qu`il participe activement aux manifestations de rue qui vont contester Houphouët Boigny et lui imposer le multipartisme.

En 1990, à la suite de l`arrestation de certains étudiants par le régime d`Houphouët, le camarade Doumbia Major, s`insurgera contre ses arrestations et organise des manifestations dans son lycée, il anime des meetings dans les lycées de la commune, pour sensibiliser ses camarades élèves qui rejoignent le mouvement de contestation. C`est ce vaste mouvement, joints à celui des étudiants et autres lycées du pays, qui imposera le multipartisme en Cote d`Ivoire. Le camarade Major a été depuis toujours, opposé aux arrestations arbitraires.

Il obtient son bac après les trois ans de scolarité du lycée et entre à l’université de Cocody durant l’année universitaire 1992-1993.

L’université

Membre de la FESCI (Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d`Ivoire) depuis le lycée, il entre à l`université de Cocody en 1992-1993. Il y fera la licence puis la maîtrise de psychologie -option psychopathologie sociale- Il y obtiendra son CES de Physiologie Animale. Parallèlement il est admis au concours de l`ENS (école Normal supérieure) où il sera diplômé en sciences de l`éducation.

Militant de la FESCI, il intègre le bureau de la FLASH (faculté des lettres arts et sciences humaines) où il est secrétaire a l`organisation. Dans le même temps, il est le commandant en chef d`une structure clandestine rattachée à la FESCI, dénommée le GAC (Groupe d`Actions Concrètes).

La FESCI poussée dans la clandestinité par le président Bedié, le GAC sera la structure qui par ses actions obtiendra la libération des étudiants emprisonnés par le régime de bédié.

Beaucoup des anciens prisonniers de la FESCI y compris beaucoup qui sont dans les arcanes du pouvoir actuel, sortiront de prison grâce aux actions d’éclat du GAC que dirigeait le camarade Major.
Hostile à toute la lourdeur de la bureaucratie à ses débuts, Il accepte toutefois de rentrer au bureau national de la structure officiel comme secrétaire national.
Lors du mandat qu`il fera avec le chef actuel des « jeunes patriotes » Pro Gbagbo, ce dernier sera arrêté puis emprisonné par le président Bedié qui ferme les résidences universitaires.

Le camarade Doumbia Major prend le commandement des opérations sur le terrain. Il met en place le plan « guerrilla urbaine », avec création de 4 bureaux exécutifs de substitution.
Véritable stratège des actions urbaines, Il sera le concepteur de l`opération commando qui était sensé libérer Charles Ble Goude, qui devait simuler une maladie pour sortir de la maison d`arrêt d`Abidjan pour être interné à l`hôpital(CHU de Yopougon).
Pour la mise en execution de son plan et pour être sûr de ne rien laisser au hasard, le camarade Major, malgré sa tête qui est mise à prix par les services de police, va prendre le risque de pénétrer incognito par deux fois la prison de la MACA, pour faire partager aux camarades prisonniers son plan pour leur évasion.

Bédié ayant eu vent de cette mission commando, ordonne de changer d`hôpital et de faire enchaîner Charles sur son lit d`hôpital.

Le camarade Doumbia met en place le plan B qui consistera à alerter la presse pour démontrer aux yeux du monde les traitements inhumains subis par un étudiant « malade », de la part du régime Bédié. Le régime est suffisamment discrédité, il est contraint de libérer les étudiants incarcérés.

C`est d`ailleurs le camarade Major qui signera avec le ministre Koné Dossongui le protocole d`accord à la suite duquel les étudiants arrêtés seront libérés.

Rupture et scission au sein du mouvement étudiant

Major et Blé goudé à tableLes camarades étudiants, une fois sorti de prison vont mettre la pression sur le régime Bédié qui sera suffisamment discrédité et délégitimé par l`option de répression tout azimut qu`il a adopté.

L`environnement répressif ainsi crée va être le terreau favorable qui rend acceptable le renversement du régime. Le coup d`état de Gueï Robert est salué par tous les partis politiques ainsi que par la FESCI, qui organise un meeting de soutien à Yopougon.
Le Général Guéï qui dit être venu apporté la démocratie aux ivoiriens prend finalament Goût au pouvoir et veux se maintenir contre sa promesse initiale d`apporter la démocratie en Balayant « la maison ivoire ».

Pour accomplir sa mission il a besoin du soutien des étudiants et des partis politiques. Certains partis politiques acceptent de marcher dans cette combine (tout en ayant leur agenda caché). D`autre s`y opposent: Ils sont diabolisés et matés : leurs militants sont tués avec la caution des partis qui sont dans la combine de GUEI. La main du général Guéï est armé par un discours de soutien d`un certain nombre de parti politique qui le soutiennent et l`incite au nettoyage et à l`élimination de leurs adversaires (les documents d`archives sont disponibles pour témoigner de la façon dont Guéï sera inciter et soutenu dans son action) .

Au niveau du mouvement des étudiants, une frange opportuniste, certainement manipulée (le temps a donné raison au camarade Major) par des partis politiques soutenant le complot de GUEI, acceptent de soutenir le coup de frein à la démocratie que s`apprêtait à faire le général Gueï.

Le camarade Doumbia Major s`y oppose avec pour argument unique qui est celui-ci: « vue sa base composite, le syndicat étudiant ne doit pas prendre position contre une partie du peuple en cautionnant le plan du Général ».
Le camarade sera aussitôt accusé et taxé de rouler pour un parti politique, ceux qui le soutiennent sont qualifiés de dissidents, par la presse caporalisée. Les média d`état sont utilisé contre lui pour manipuler la vérité. Ces partisans sont tués dans les résidences universitaires, avec l`appui des militaires, d`autres sont défenestrés nuitamment. L`armé est mobilisé contre une seule et unique personne, celui qui a refusé d`entrer avec ses camarades dans une combine contre la démocratie véritable.
Il est lynché par les médias, mais il organise la résistance sur le terrain de la communication avec les moyens de bords: affiches, porte à porte, meeting éclairs, dans les marchés et lieux publics etc…

Pour arrêter la saignée contre ses militants, dans un combat inéquitable, ou d`un côté d`autres sont armés et aidés par les forces armés d`état et de l`autre côté les autres n`ont pas le droit de se défendre de crainte de se faire arrêter de façon arbitraire, le camarade décide de partir en exil, non sans avoir été arrêter et incarcéré plus de 5 fois. Parfois il subissait des arrestations préventives. Mêmes ses parents subiront les arrestations et la haine de soldats à la solde d`une cause contraire à la démocratie.

L’exil

Le camarade major commence son exil à Accra au Ghana où il vit à Kokomlemle. Après plusieurs mois d`exil au Ghana, avec des séjours au Togo et au Bénin, il entre en Côte d`ivoire clandestinement par pirogue, croyant naïvement à une réconciliation nationale. Une fois sur place la désillusion est grande, la haine tribale est profonde et il constate que sa vie est en danger. Il échappe à une tentative d`élimination physique par balle d`arme à feu à Abobo.

À la suite de cet attentat manqué contre sa personne, il s`exfiltre pour prendre le chemin de l`exil qui passe par Bamako puis Brussels et Paris. A l`étape de Bamako il fera la connaissance de plusieurs exilés militaires ivoiriens qui animeront plus tard le mouvement de rebellion de septembre 2002.

C`est à Paris qu`il dépose ses bagages. Il en profite pour faire une maîtrise en sciences de l`éducation puis 2 Masters. L`un en ingénierie de projet. Et l`autre en communication politique.

Une fois dans la capitale française, il continue le militantisme en s`organisant cette fois-ci avec des exilés politiques et des anciens du mouvement étudiants.
Il prend de nombreux contacts à l`international et en profite pour se fournir un carnet d`adresse dans le milieu politique et diplomatique.

L’épisode de la rébellion

En 2002 une rébellion animée par des militaires en exil, éclate en Côte d`Ivoire. le camarade major qui connaît beaucoup de ces exilés comme lui est appelé par ceux-ci à rejoindre et soutenir leur cause. Il engage une discussion sur le fond avec les principaux animateurs de cette rébellion.

Ils disent se battre pour l`unité nationale (contre l`ethnicité et la haine tribale) et pour la redistribution équitable des ressources à travers le slogan « un nouvel ordre politique ».

Doumbia comme beaucoup d`autres ivoiriens, Apporte son soutien franc et sincère à cette cause. Très rapidement il est frappé de désillusion quand il constate que ceux qui disent être venu se battre pour la justice sont eux-mêmes injuste, se livre à des trahisons pour le leadership et pillent autant, sinon plus, les ressources publiques que ceux qu`ils combattent.

Il décide d`opérer la rupture d`avec ces faux justiciers et faux défenseurs de la veuve et de l`orphelin.

Ce recul lui permet d`observer pour battre le rappel des troupes fidèles à l`engagement de lutte pour la justice, la démocratie véritable, l`unité nationale sincère et la distribution équitable des ressources collectives. C`est cette rupture idéologique et de principe qui sera à la base d`une réorganisation pour éviter que la flamme de la lutte pour les pauvres et la justice ne s`éteigne pas.

De cette épisode de sa vie le camarade Major dis ceci: « je ne vis pas cela comme une trahison; en effet, quand des gens ont bernés des militants ou trahis leurs propres engagements, il ne faut pas culpabiliser et vivre cela comme une trahison. Il faut prendre cela comme une crise de révélation, car ils vous ont revéler leur vraie personnalité : c `est à vous de faire la rupture si vous croyez en la justesse de votre combat ».

Croyant fortement et intimement dans ses convictions dans la lutte pour la justice sociale et la démocratie, croyant qu`il faut des personnes qui doivent se sacrifier pour construire l`avenir des futures générations de la nation, le camarade poursuit son combat pour l`unité nationale, la redistribution équitable des ressources et le développement de la Cote d`Ivoire.

Le CPR a choisi le camarade Doumbia Major comme l`un de ses porte-paroles, pour sa droiture et sa constance dans le combat en faveur des masses défavorisées, et surtout pour son engagement clair et constant contre le pillage des ressources collectives. Le camarade Doumbia en effet n`a jamais volé de deniers publics, il n`a jamais tué ni ordonné de tuer l`un de ses concitoyens. Comme il le dit lui-même, « il met quiconque au défi de lui prouver qu`il a été une fois de sa vie impliqué dans des malversations financières ou des actes de pillage de ressources collectives, à son profit personnel ».

Religion :

Le camarade Doumbia S. Major est de confession musulmane. Il pratique un islam modéré et tolérant. Selon lui, La religion et les croyances relèvent de la vie privée elle ne doivent pas interférer ni interagir sur les questions d`état et les questions politiques.

Il soutient dans une entrevue avec la base: « Mon ouverture d`esprit et ma grande tolérance de toutes les religions s`explique par mon éducation de base et mes voyages. Petit j`ai appris la bible et le coran a la fois. J`ai failli être prêtre si mon père ne m`avait pas retiré du petit séminaire.

En plus j`ai parcouru le monde et j`ai vu et compris que chaque peuple a ses croyances et sa façon d`adorer Dieu. Il faut respecter la croyance de chacun car nul ne possède la vérité absolue en matière divine. L`important c`est de croire à la vie après la mort et de reconnaître la puissance de Dieu comme le créateur suprême. Il faut aimer son prochain comme soi même.

Etudes.

Le camarade Major est Docteur de l’université Paris Est , il est spécialisé en traitement automatisée des discours politiques et médiatiques.
Il a un double grade de Master de l’université Paris 12.
Master en ingénierie de projet : responsable projet de développement formation
Master en communication politique: pouvoir discours et société. Il est spécialisé en analyse automatisée des discours politiques.
Il est diplômé en sciences de l`éducation et sciences sociales et est titulaire d`un certificat en informatique: Intranet Extranet dynamique.

Profession :

Exilé en France il a fait plusieurs petits boulots dont il est particulièrement fière: ces boulots dit-il lui ont permis de garder sa dignité et sa fierté d`homme et de ne jamais tendre la main ou se laisser corrompre, pour manger. (Services dans la restauration, l`entretien et la surveillance d`incendie). Il a été inspecteur pour la Protection-ivoirienne-vie, et formateur pour le Beneficial-life-Insurance.

Aujourd`hui, il est le Directeur Général du bureau d`étude Phoenix-Group-international Sarl: ce bureau d`étude qui a plusieurs départements, est spécialisé en audit sociales, analyse, audit et conception de projet de developpement, études d`impact environnemental, organisation et ergonomie en entreprise, sondages et enquêtes ethniques, communication politique et publique, marketing politique, média training. Phoenix-group fait également de la formation informatique en bureautique, système, réseau intranet et extranet.

Il travaille aussi comme consultant en ingénierie de projet. Il a par ailleurs, exercé comme intervenant social dans la prise en charge des mineurs isolés pour EMDH en France et a travaillé comme éducateur spécialisé pour une structure de prise en charge des enfants Français en rupture familiale.

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