Affaire ‘’faux diplôme de Blé Goudé’’ – Les précisions du Dr. Toro Séry

L’Inter – 12/29/2005 7:39:04 PM

Je viens par la présente, solliciter une audience auprès de votre Excellence, afin d’obtenir votre arbitrage, en tant que premier magistrat de la Côted’Ivoire. Depuis le mois de Décembre 2001 jusqu’à ce jour, j’ai tout tenté pour vous rencontrer mais en vain. Toutes mes démarches ont été savamment obstruées par les ennemis de la vérité. Quatre ans de souffrances gratuites – quatre ans d’insomnie, quatre ans de méchanceté et de mé-chan-ceté… quatre ans de violations continues de mes droits humains. Le Samedi 24 Juillet 2004, à la fin de la cérémonie commémorant le quarantenaire de l’Ecole normale supérieure, vous avez demandé à votre plus proche collaborateur de me faire venir urgemment pour que vous régliez mon problème qui n’a que trop duré. Je suis convaincu qu’en vous parlant, je contribuerai à ma façon, à vos côtés, à la lutte contre l’injustice. Persécuté à cause de Blé Goudé auquel j’aurais attribué une note alors que ce dernier n’avait pas composé (Examen U.V. 321 – Juillet 2001), j’ai été entendu seul, jugé seul, condamné seul, par un Conseil d’Université érigé en Conseil de discipline à dessein car le Conseil de discipline, composé d’Enseignants du Supérieur qualifiés en la matière, ne peut pas être dessaisi d’un dossier concernant les actes posés par un Enseignant du Supérieur au profit d’un Conseil d’Université. Ce dernier est un agrégat de personnes tirées ça et là, des bureaux et pour la plupart, en dehors de l’Université. A l’évidence, si cet organe n’a pas décliné sa compétence, c’est qu’il y avait un complot à exécuter. Monsieur Téa Gokou lui-même n’a-t-il pas avoué, le 12/02/03, que je suis la victime de moult complots ? On comprend donc pourquoi cette juridiction spéciale a fermé les yeux sur les fausses fiches de présence produites par mes persécuteurs, pourquoi j’ai été jugé seul, pourquoi Blé Goudé n’a jamais été entendu ni jugé, ni sanctionné, pourquoi les étudiants subornés ont été applaudis etc.. Je précise que les résultats que j’ai donnés l’ont été à la lumière des copies à moi remises par Kundé Nzohabonayo, le Professeur qui a dispensé ce cours, évalué les étudiants. Mon rôle a simplement consisté à donner les résultats en tant que responsable d’année. Je précise que ceux qui m’ont persécuté sont ceux-là même qui, en Juin 2001, ont claqué la porte de la salle où ils avaient convoqué « cette réunion » au cours de laquelle ils ont sollicité l’aval des autres collègues pour la programmation des années b1anches au Département d’Ang1ais. Lorsque j’ai pris 1a parole pour démontrer qu’il y a plus à gagner pour nous-mêmes et pour nos enfants (le Département d’Anglais comptait au moins 7500 étudiants) qu’à les abandonner dans la rade, ceux qui ont claqué la porte sont ceux-là même qui sont revenus en décembre 2001 pour demander ma radiation, après cinq réunions tenues dans mon dos. Je précise que mes deux Avocats ont été humiliés, molestés, empêchés de me défendre, selon les règles de leur art. Peut-on produire du faux alors qu’on est dans le « vrai ? Peut-on se prévaloir du faux pour condamner un Professeur ? Si la réponse est affirmative, que fait-on du vrai ? de la vérité ? Excellence Monsieur Le Président, j’ai, au cours de cette audience, fustigé la délinquance pédagogique de Kpli Yao, l’homme orchestre choisi par celui que vous connaîtrez, plus tard… Au moment où Kpli Yao dirigeait la délégation de mes persécuteurs, il y avait trois ans au moins que cet homme dit intègre avait pour Assistant un étudiant : Kouadio Hilaire. Monsieur Kouadio Hilaire est un étudiant connu de tous au Département d’Anglais. C’est à lui que Kpli Yao remettait au moins 1000 copies de Licence (Linguistique) à corriger par an. C’est lui qui recevait les réclamations de ses amis étudiants, se rendait à la Scolaritépour modifier les notes selon son humeur et celle de son mentor. Dès que j’ai fini de dénoncer cet homme, il s’est frappé la poitrine en disant : “ Il est intelligent, c’est moi qui l’ai nommé. ” Le Directeur de la Scolaritém’a emboîté le pas. Il a produit deux listes d’étudiants qui lui ont été adressées par Kpli Yao afin que ce dernier modifie leurs notes sans la moindre preuve. Excellence Monsieur Le Président, cette fraude massive orchestrée par Kpli Yao n’a pas ému M. Téa Gokou. Il a souri en disant : “J’ai compris, mais nous n’avons pas affaire à Kpli Yao. C’est Toro Séri que nous voulons” en plein procès, s’il vous plaît. Et oui ! C’est Toro Séri qu’ils veulent. Pourquoi ? Vous le saurez un peu plus loin. Lorsque j’ai rencontré le Professeur Jacques EKRA, Conseiller juridique de la présidence de l’Université, interrogé sur la non comparution de Blé Goudé, cet honnête homme m’a répondu : “Est-ce que c’est Blé Goudé qu’ils cherchent ? C’est toi qu’ils veulent. C’est toi qui les gêne…” A la fin de cette parodie de justice, j’ai été reconnu coupable. Blé Goudé, non. J’ai écopé de six (06) mois de suspension sans salaires. Mon Avocat a immédiatement interjeté appel. En appel, M. Sery Bailly, le président de la Commissiond’Appel choisit à son tour, un autre organe composite, disparaît et pilote le théâtre depuis sa cachette. M. Sery Bailly n’est-il pas Enseignant au Département d’Anglais ? A l’époque, M. Sery Bailly intervenait en DEA et Doctorat et moi, en Licence et Maîtrise (Littérature Africaine). Dans quel « club » joue-t-il ? N’a-t-il pas donné son aval pour les années blanches ? A qui profitent les années blanches ? Condamné à nouveau, sans la comparution de mes « supposés complices », M. Sery Bailly peut enfin sortir de sa cachette. Mais le 05 Août 2002, vous avez bel et bien relevé M. Sery Bailly de ses fonctions de ministre de l’Enseignement supérieur ! L’homme, craignant la reprise en main de ce dossier par son successeur et l’avortement du complot, signe ma condamnation alors qu’il ne m’a jamais entendu contradictoirement avec mes persécuteurs et mes « supposés complices », expédie les ampliations à toutes les Universités du monde, en violation flagrante du principe sacro-saint de la continuité du service administratif. Privé de salaires pendant six (06) mois, mes enfants et moi, l’administration universitaire piloté par M. Téa Gokou a eu l’intelligence de prolonger mes souffrances jusqu’à onze (11) mois, sans que cette privation additionnelle de cinq (05) mois n’ait fait l’objet d’une autre décision. J’ai purgé ma peine ; un Certificat de reprise de service m’a été délivré. Il date du 23/01/03. Depuis cette date, je ne suis pas autorisé à reprendre mes enseignements. Pourquoi et pourquoi ? Qui est l’architecte de cet autre “man hunt ?” De cette chasse à l’homme ?

M. Sery Bailly, l’architecte du complot contre ma personne Approché par celui que vous connaîtrez sous peu pour briser ma carrière, M. Sery Bailly accepte. Mais dans ces cas là, il faut trouver les raisons, les failles etc. La provocation et autres chausse-trappes doivent être conçues. Quatre jours après le coup d’Etat de 1999, je suis reçu par M. Sery Bailly à son Bureau (Université de Cocody). Ce jour-là, déstabilisé par l’Esprit de Dieu, M. Sery Bailly m’avoue : “Z m’a appelé hier nuit pour me dire que le Général GUEl me propose comme Ministre de l’Enseignement supérieur. ” Ma réaction fut immédiate : “ J’ai appris à la télévision que le Général GUEI demande aux présidents des Partis politiques de lui proposer des hommes pour qu’il forme son Gouvernement. C’est moi qui t’ai fait sortir de là où tu étais pour le FPI. Si le président Gbagbo t’a proposé un poste ministériel, tu ne peux pas l’apprendre de la bouche d’une autre personne. Soit tu as accepté ou refusé… De toutes les façons, vous vous êtes entendus. Pourquoi est-ce donc ce monsieur qui t’appelle pour te donner cette information ? ” M. Sery Bailly n’a pas répondu. Dix (10) minutes au moins, il est resté calme. Mais j’entendais la voix, une voix qui sortait de lui et qui disait : “ Z m’avait dit de me méfier pour qu’il ne sache pas ce que nous préparons. .le me suis exposé. ” L’Esprit de Dieu prit aussitôt la parole et me révéla ceci : “ C’est vrai que cet homme l’a appelé. Ils ont causé et l’Homme lui a dit : “ Il y a longtemps qu’il te cherche. Puisque M Sery Bailly va devenir ministre de l’Enseignement supérieur, qu’il l’aide, qu’il mette son pied sur toi. » ” Vous avez tout compris, Excellence Monsieur le président dela République de Côte d’Ivoire. J’ai soutenu ma thèse le Samedi 21/01/1995. J’ai obtenu la mention Très Bien (1a plus haute pour le Doctorat 3ème Cycle). Selon les normes administratives, M. Sery Bailly, mon Directeur de recherche, avait 72 heures pour rédiger le rapport de soutenance. C’est bien ce rapport de soutenance qui accompagne la thèse du candidat. M. Sery Bailly ayant été approché par Z quelques mois après ma soutenance pour l’aider à briser ma carrière, a toujours usé de ruses pour différer mon rapport. Je l’ai supplié tout seul de 1998 à 2000. En2000, M. Sery Bailly m’a dit que mon dossier peut partir pour le CAMES. J’ai fait partir mon dossier, le rapport n’a pas suivi et j’ai été ajourné. En janvier2001, M. Sery Bailly fait convoquer une réunion du Département d’Anglais au bord de la mer, à5 kilomètres de Bassam, dans un maquis. C’est dans ce maquis que M. Sery Bailly a transféré le département d’Anglais. L’ordre du jour de la réunion : Comment redonner au Département d’Anglais son lustre d’antan ! La réunion prévue pour 12 heures, Monsieur le Ministre n’est arrivé qu’à 15 heures 30 minutes. A cette réunion, tous les intervenants ont rivalisé d’ardeur et de talent, qui pour chanter la beauté de la cravate de Monsieur le Ministre, qui pour décrire, etc. Cet intermède a duré environ 1 heure. Vers 17 heures, Koné Boubacar, le Conseiller technique du ministre annonce, laconique : “ La réunion est terminée. ” Quelqu’un a-t-il autre chose à ajouter ? Lorsque la parole me fut donnée, je dénonçai le fourre-tout dans lequel le Département baignait lorsque j’y suis arrivé, en Janvier 1995 : jamais de réunions pédagogiques à l’image de celles auxquelles j’étais habituées au Lycée, aucune réunion de Professeurs responsables des cours magistraux avec leurs Assistants… etc. Adieu les délibérations etc. Après avoir qualifié ce Département d’Anglais de fourre-tout, de cloaque immonde indigne d’un enseignant, j’ai demandé que les anciens nous rappellent les vecteurs pédagogiques qui étaient les leurs. Ce faisant, il nous serait aisé de les suivre afin de retrouver « le paradis perdu ». A la fin de mon intervention, Monsieur le Ministre déclare : La réunion est terminée. Cette réunion n’a jamais eu de Procès verbal. Au moment où je m’approchais de ma voiture, M. Sery Bailly survint et me lança : “La Mercedes, Ah !La Mercedes ! Tiens ! Tiens ! Tiens ! Tiens ! Il Y a quelques jours, cette voiture a brûlé les feux au Plateau, versla C.C.I.A, je reconnais ce numéro. Ceux qui la suivaient ont maudit le chauffeur. ” J’ai répondu au ministre qu’il ne s’agissait ni de moi, ni de ma voiture car je ne l’ai jamais prêtée à quelqu’un et de surcroît, je n’ai pas encore été au Plateau depuis deux (02) mois. M. Sery Bailly jura qu’il s’agissait bel et bien de moi et que ses yeux ne l’ont jamais trahi. Lorsque nous quittâmes les lieux, il était environ 18 heures. Trois jours après, Kouakou Koffi Mamadou, prétendant m’intimider, me trouva à mon bureau et me dit : “ Tu as mal parlé au Ministre à la réunion, il n’est pas du tout content de toi. ” Ah bon ! Qu’ai-je dis de mal ? On veut guérir un malade, on refuse de passer par un diagnostic ? M. Sery Bail1y égal Département d’Anglais ? Excellence Monsieur le président, depuis que M. Sery Bailly a été loué pour briser ma carrière, il suffit que j’ouvre la bouche pour qu’il s’enflamme. Et davantage, depuis que sa propre langue l’a trahi, à son bureau, quelques jours après le putsch, M. Sery Bailly n’a cessé de multiplier les provocations. Face aux atermoiements de M. Sery Bailly au regard de mon rapport de soutenance de ma thèse, j’ai sollicité la médiation de deux (02) de vos collaborateurs. Ils sont honnêtes et c’est tant mieux. Ce sont les Professeurs Dedy Sery et Tapé Gauzé. Le premier a tenté de rencontrer M. Sery Bailly. Le fer de lance de « Z » l’a évité à chaque fois. Cet bel homme, propre physiquement et intellectuellement a fait appel à Tapé Gauzé. Tapé Gauzé a tout tenté, tout essayé sans faire fléchir M. Sery Bailly, décidé à en découdre avec moi. Et pourtant, je ne lui ai jamais rien fait, alors rien du tout. Rien de mal ! Rien de mal ! Pendant deux (02) ans, M. Sery Bailly a dit « ’Niet ». Lorsque le Professeur Tapé Gauzé accepta de me recevoir à son bureau, Avril 2001, il me confia : “ Petit-frère, je ne sais pas ce que tu as pu faire à M Sery Bailly, mais si jamais tu passes, attrape un bélier, tue-le, braise-le et mange-le tout seul. ” Cela se passait longtemps avant le problème Blé Goudé. Quelques jours plus tard, je me rendis à la présidence dela République pour vous rencontrer. Votre chargé de missions, Monsieur Benjamin Djédjé accepte de m’écouter. Lorsqu’il entra en contact avec M. Sery Bailly, celui-ci l’abreuva de toutes sortes d’insanités. Entre le 02 et 04 Juillet2001 M. Sery Bailly rédige enfin le rapport sur ma thèse. Un rapport négatif, pour remplir le contrat qu’il a passé avec son mentor, expédie une copie au CAMES. Et pourtant,la Côte d’Ivoire a payé M. Sery Bailly et les autres membres du jury. Le premier a perçu au moins 500 000 Frs des poches des contribuables ivoiriens. Les autres (Djangoné Bi et Pr Pierre N’Da), un peu moins. Après la soutenance, moi-¬même, j’ai offert dix (10) mètres de super basin blanc luxe à M. Sery Bailly, plus 30000 Frs pour la couture, plus une bouteille de Champagne Laurent Perrier. Tous ces emballages étaient accompagnés d’un petit mot : Merci cher Professeur et cher Grand Frère. N’est-ce pas un signe de respect de considération pour son Professeur ? Pourquoi M. Sery Bailly me plante-t-il un couteau dans le dos, en me demandant d’aller remplir au CAMES, le Tonneau de Danaïdes ? Vous savez, Excellence Monsieur le président dela République, au CAMES, nous les littéraires, nous n’y allons pas comme les autres. Ce sont les rapports rédigés tant sur nos thèses que sur nos travaux de recherche qui jouent pour nous. Il suffit donc de glisser, subrepticement un « faux » papier ou d’en retirer de la même manière un « bon » et vous êtes noyé. Excellence Monsieur le président dela République, je vous demande pardon ! Accepter d’être l’arbitre dans cette affaire. M. Sery Bailly, au cours d’une audience accordée à Madame De S. et moi-¬même, le Vendredi 19 Juillet 2002 à son bureau, 20e Etage Tour C, de 15 H 15 à 16 H 45, m’a insulté des pieds à la tête. Longtemps pris la main dans le sac, M. Sery Bailly a tout confessé, tout vomi : “ Qui es-tu toi ? Tu interjettes appel pour quoi ? Je te tiens moi ! Blé Goudé, c’est Gbagbo, c’est moi, tu ne le sais pas ? Nous, c’est le pouvoir. On t’écrase et on passe. Et puis, tu vas voir Tapé Gauzé : Toro Seri dit, “ Win win win Win ! Win ! Dir-cab ! Apporte-moi quelques millions pour mon Week-end là” Excellence Monsieur le président dela Côte d’Ivoire, avec votre permission, je voudrais vous interroger. M. Sery Bailly dit que c’est vous qui l’avez mandaté pour qu’il brise ma carrière. Êtes-vous capable, en tant que tribun des pauvres, d’agir de cette façon ? En donnant son aval aux catastrophistes pour que les années blanches soient décrétées, M. Sery Bailly qui me connaît sait que je m’opposerais à la liquidation de mes enfants, de vos enfants, Excellence Monsieur le président. Ayant déjà placé tous ses » snippers » pour satisfaire son mentor par tous moyens, M. Sery Bailly pourrait agir sans être vu. Mais la vérité ne pouvait pas être cachée. C’est d’abord le directeur dela Scolarité, Monsieur Diomandé Mamadou, le premier destinataire administratif de mon rapport qui a mis en relief que ce rapport pue le complot, le crime parfait. Ensuite, le Professeur Lezou Dago. Il a dit tout simplement qu’avec ce rapport, je ne peux même pas être recruté au Burkina. Ensuite encore, quelques membres du Secrétariat de l’UNESUR. Ceux-ci, n’étant pas dans la danse, ont fouillé, fouillé pour savoir et comprendre pourquoi j’étais persécuté de toutes parts. Ils ont trouvé et conclu que M. Sery Bailly ayant rédigé un rapport négatif sur ma thèse, a mis une machine spéciale pour obtenir ma radiation pure et simple, avant que je ne m’en rende compte. Ce fut enfin Madame Bakayoko Ly Ramata. Madame Bakayoko estla Vice-présidente de l’Université de Cocody. Après cette condamnation injuste par le Conseil d’Université, j’ai rencontré Mme Bakayoko. Je lui ai posé deux (02) questions : 1. Madamela Vice-présidente. Vous êtes Professeur en OdontoStomatologie. Peut-on vous arracher vos copies, au motif qu’on cherche une information et venir vous dire après que » Gougnon  » n’a pas composé ? La réponse a été non ! 2. Madame, vous avez demandé au Doyen Adépo Assi de vous faire parvenir la vraie fiche de présence pour que je sois jugé proprement. M. Adopo ne vous a pas répondu, conscient qu’il a produit une fausse fiche de présence qui était, déjà entre les mains de mes Avocats… Madame Bakayoko m’a tout de suite arrêté. A son tour, elle me posa cette question cruciale. Attendez, Monsieur Toro, a-t-elle dit en soupirant. Laissons ce faux jugement de côté. Mais pourquoi votre Directeur de thèse rédige-t-il un rapport négatif contre votre thèse ? Et pourtant, on parle bien de vous au Département. C’est que lui-même ne vaut rien alors ? Pourquoi vous les Bété, vous êtes méchants comme ça ? Vous avez tout compris, Excellence Monsieur le président. C’est à cause de cette méchanceté méchante que Dieu lui-même s’est repenti en disant : “ J’ai eu tort d’avoir créé l’homme ” (Genèse 6-6). Excellence Monsieur le président dela République, vous pouvez refuser de contempler cette méchanceté ? Courant 2004, mon père décède, paix à son âme ! M. Sery Bailly quitte Abidjan, se rend dans mon village, au Sud-Est de Daloa. Le sien est à l’Ouest de Daloa. Il enjambe le corps chaud de mon père, s’engouffre chez son mentor et lui dit : “Je suis arrivé d’Abidjan avec Toro Séri. Je l’ai laissé à Daloa et j’ai couru pour t’informer. Toro Séri dit que tu es un sorcier. C’est pourquoi il refuse d’arriver ici. ” Vous avez tout compris Excellence Monsieur le président. La loi exige que sa rigueur lui soit restituée. M. Sery Bailly doit s’expliquer. Excellence Monsieur le président, je sais que M. Sery Bailly n’est pas encore fatigué. J’ai vu de mes yeux M. Sery Bailly, pour la dernière fois, le vendredi 09 Juillet 2002. Je demande à vous rencontrer car mes droits, les plus élémentaires me sont niés : le droit à un jugement équitable, le droit au travail et à la poursuite du bonheur, le droit à la promotion etc. Ces droits élémentaires sont dits inaliénables. Mes enfants, tous universitaires, souffrent beaucoup à cause des injustices qu’ils subissent par ricochet. Le complot en dents de scie vous a été débrouillé. Je demande respectueusement votre arbitrage. Dans l’attente du plaisir de vous rencontrer sous peu, je prie le Seigneur afin que son esprit demeure plus proche de vous que votre souffle de vie.

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